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albert ferland

2013-02-22T22:23:00+01:00

LA PASSANTE d'Albert Ferland (1872-1943)

Publié par Stéphanie
LA PASSANTE

Albert Ferland (1872-1943)


Dans le chemin fleuri qui va longeant la grève,
Les yeux épris du soir et l'âme ouverte au rêve,
Dans l'air languide où fuit l'odeur des mélilots,
J'ai perçu, presque doux et perdus, des sanglots.
Puis, revenant du quai parsemé de lumières,
Une femme pleurante et blonde, en robe claire,
Sema, plus près de moi, les pleurs de son chagrin.
Lentement son image au loin s'est effacée,
Mais la passante en pleurs obsède ma pensée,
Et, triste à cause d'elle et ne sachant pourquoi
Cette blanche pleureuse encore pleure en moi,
Vainement, je m'attarde à ressaisir mon rêve,
Perdu dans le chemin qui va longeant la grève.
 
 
Le Canada chanté : Le Terroir, Livre deuxième, Montréal, L'auteur et Déom frères, 1909.

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2011-06-13T23:30:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Rêve

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)


Rêve

Les cheveux flottants et la gorge nue,
Au sein d'un val où j'étais seul,
Une femme est venue.

Calme, en traversant l'ombre d'un tilleul,
Elle s'embellit d'un sourire,
Quand elle me vit seul,

Et, parfumant l'air d'une odeur de myrrhe,
Elle vint s'asseoir près de moi,
Ne cessant de sourire.

Puis elle m'offrit, vibrante d'émoi,
Le baiser de sa lèvre rose,
En s'inclinant sur moi,

Les cheveux flottants, la bouche mi close.

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2011-06-13T23:30:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Rêve

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)


Rêve

Les cheveux flottants et la gorge nue,
Au sein d'un val où j'étais seul,
Une femme est venue.

Calme, en traversant l'ombre d'un tilleul,
Elle s'embellit d'un sourire,
Quand elle me vit seul,

Et, parfumant l'air d'une odeur de myrrhe,
Elle vint s'asseoir près de moi,
Ne cessant de sourire.

Puis elle m'offrit, vibrante d'émoi,
Le baiser de sa lèvre rose,
En s'inclinant sur moi,

Les cheveux flottants, la bouche mi close.

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2011-06-13T23:29:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Le rêve du héron bleu

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)


Le rêve du héron bleu

Dès l'aube un héron s'est figé comme un jonc
Sur le bord du lac vierge où son image plonge.
On le dirait surpris par le philtre d'un songe,
Évadé du réel, béat sur son pied long.

Oh ! bien loin de rêver, ce calme et beau héron
Fait devant l'onde grave un geste de mensonge.
Dans l'immobilité que sa ruse prolonge
Rien des flots recueillis n'échappe à son oeil rond.

Qu'une carpe imprudente anime l'eau tranquille
Et prompt à la saisir avec son bec agile,
Il fera de sa vie errante, son festin.

Qu'importe à ce guetteur ce noble paysage ?
Seul un désir brutal remplit son coeur sauvage,
Et, svelte dans l'aurore, il incarne la Faim.

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2011-06-13T23:29:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Les bois

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)


Les bois

Vous souvient-il qu'un jour auprès des flots tranquilles,
Sous le dais de ces bois moussus et parfumés,
Ainsi que les pastours des anciennes idylles,
Nous nous sommes aimés ?

Vous souvient-il encor des bois où nous allâmes,
Alors qu'aux vents de mai neigeaient les églantiers,
Alors que sans retour s'allumait en nos âmes
L'amour que vous chantiez ?

Le divin souvenir de ces heures lointaines,
Doux, triste, vous fait-il quelquefois regretter
De n'avoir plus au cœur les espérances vaines
Qui vous faisaient chanter ?

Hélas ! nos corps ainsi que ces bois séculaires
Par les soleils d'avril ne sont plus rajeunis,
Car, ô femme, à jamais sont mortes nos chimères
Et nos fronts sont ternis !

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2011-06-13T23:29:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Les bois

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)


Les bois

Vous souvient-il qu'un jour auprès des flots tranquilles,
Sous le dais de ces bois moussus et parfumés,
Ainsi que les pastours des anciennes idylles,
Nous nous sommes aimés ?

Vous souvient-il encor des bois où nous allâmes,
Alors qu'aux vents de mai neigeaient les églantiers,
Alors que sans retour s'allumait en nos âmes
L'amour que vous chantiez ?

Le divin souvenir de ces heures lointaines,
Doux, triste, vous fait-il quelquefois regretter
De n'avoir plus au cœur les espérances vaines
Qui vous faisaient chanter ?

Hélas ! nos corps ainsi que ces bois séculaires
Par les soleils d'avril ne sont plus rajeunis,
Car, ô femme, à jamais sont mortes nos chimères
Et nos fronts sont ternis !

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2011-06-13T23:29:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Le rêve du héron bleu

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)


Le rêve du héron bleu

Dès l'aube un héron s'est figé comme un jonc
Sur le bord du lac vierge où son image plonge.
On le dirait surpris par le philtre d'un songe,
Évadé du réel, béat sur son pied long.

Oh ! bien loin de rêver, ce calme et beau héron
Fait devant l'onde grave un geste de mensonge.
Dans l'immobilité que sa ruse prolonge
Rien des flots recueillis n'échappe à son oeil rond.

Qu'une carpe imprudente anime l'eau tranquille
Et prompt à la saisir avec son bec agile,
Il fera de sa vie errante, son festin.

Qu'importe à ce guetteur ce noble paysage ?
Seul un désir brutal remplit son coeur sauvage,
Et, svelte dans l'aurore, il incarne la Faim.

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2011-06-13T23:28:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Holocauste

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)

Holocauste

Puisque vous ne sauriez vous lasser, ô mes yeux,
D'admirer la splendeur de sa beauté charnelle,
Subissez à jamais son charme impérieux
Et soyez obsédés des feux de sa prunelle.

Puisqu'il m'est douloureux d'oser, en mon amour,
Vous sevrer du nectar de sa bouche incarnate,
Mes lèvres, brûlez donc de boire chaque jour
Son baiser qui parfume ainsi qu'un aromate.

Puisqu'en moi s'est accru le désir obsesseur
D'étreindre follement ses mains d'impératrice,
Ô mes mains, recherchez leur contact enchanteur
Jusqu'à ce que le temps pour toujours les flétrisse.

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2011-06-13T23:28:00+02:00

Albert FERLAND (1872-1943) Holocauste

Publié par Stéphanie
Albert FERLAND   (1872-1943)

Holocauste

Puisque vous ne sauriez vous lasser, ô mes yeux,
D'admirer la splendeur de sa beauté charnelle,
Subissez à jamais son charme impérieux
Et soyez obsédés des feux de sa prunelle.

Puisqu'il m'est douloureux d'oser, en mon amour,
Vous sevrer du nectar de sa bouche incarnate,
Mes lèvres, brûlez donc de boire chaque jour
Son baiser qui parfume ainsi qu'un aromate.

Puisqu'en moi s'est accru le désir obsesseur
D'étreindre follement ses mains d'impératrice,
Ô mes mains, recherchez leur contact enchanteur
Jusqu'à ce que le temps pour toujours les flétrisse.

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