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gatien lapointe

2011-06-16T19:48:00+02:00

Gatien Lapointe Vie et mort

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Vie et mort


Coeur apatride et seul,
Braise vive dans mon poing.

Ô violent voyage d'un mot !

Je n'ai rien appris,
Je n'ai rien compris que cet arbre
Qui s'agrippe à la terre

Et qui dit NON.

LAPOINTE, Gatien, Le premier mot, précédé de Le pari de ne pas mourir, Éditions du Jour, 1967, 111 p.

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2011-06-16T19:48:00+02:00

Gatien Lapointe Vie et mort

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Vie et mort


Coeur apatride et seul,
Braise vive dans mon poing.

Ô violent voyage d'un mot !

Je n'ai rien appris,
Je n'ai rien compris que cet arbre
Qui s'agrippe à la terre

Et qui dit NON.

LAPOINTE, Gatien, Le premier mot, précédé de Le pari de ne pas mourir, Éditions du Jour, 1967, 111 p.

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2011-06-16T19:47:00+02:00

Gatien Lapointe Soleil quotidien (extraits)

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Soleil quotidien (extraits)
[...]

6

J'affronterai debout les lois de l'homme.

7

Solitaire j'imagine au creux de ma main
La plaine de corolles et de neiges

Quatre rivières descendent du ciel
Le haut présage conduit mes fenêtres

Amoureuse journée en pleine terre
C'est l'obstacle qui me garde vivant.

8

Penché sur le seuil je bois la rosée
Je creuse un chemin de pollens
J'éveille l'humus dans une caresse
Et les oiseaux prennent vol sous mes doigts

Un seul détail me définit
Un seul instant décide de mon sort

J'ai souffert la grande souffrance de l'arbre
Je possède en secret ses larmes refusées

Et que s'ouvre en plein soleil ma demeure
La terre à parfum de bêtes dans mes narines
Un mot à souffle d'arbres sur mes lèvres

Je dis la face tournée vers le fleuve
Et ce jour ne m'appartient pas
Si je n'ai pas nommé tous veux que j'aime.

[...]

11

Dans la vallée odorante et précise
On parlait de proches naissances

L'aile d'une hirondelle incline ma mémoire

Dire est jeter des ponts parmi les hommes
Et je vis dans le jour le plus familier

La souffrance m'engage à vivre
Les autres m'obligent d'espérer.

12

Temps augure la très verte prunelle
Je sème dans ma bouche le pain nécessaire
Je plante un mot sous chaque pierre
Ma main entraîne le terrestre événement
La mer chante au creux de ma main

J'inventerai un merveilleux voyage
J'annulerai les hasards de ma mort

Désarmé je m'endors contre la terre
Une lumière à l'abri dans mes paumes.

LAPOINTE, Gatien, Ode au Saint-Laurent précédée de J'appartiens à la terre, Trois-Rivières, Éditions du Zéphyr, 1985, 98p.

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2011-06-16T19:47:00+02:00

Gatien Lapointe Soleil quotidien (extraits)

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Soleil quotidien (extraits)
[...]

6

J'affronterai debout les lois de l'homme.

7

Solitaire j'imagine au creux de ma main
La plaine de corolles et de neiges

Quatre rivières descendent du ciel
Le haut présage conduit mes fenêtres

Amoureuse journée en pleine terre
C'est l'obstacle qui me garde vivant.

8

Penché sur le seuil je bois la rosée
Je creuse un chemin de pollens
J'éveille l'humus dans une caresse
Et les oiseaux prennent vol sous mes doigts

Un seul détail me définit
Un seul instant décide de mon sort

J'ai souffert la grande souffrance de l'arbre
Je possède en secret ses larmes refusées

Et que s'ouvre en plein soleil ma demeure
La terre à parfum de bêtes dans mes narines
Un mot à souffle d'arbres sur mes lèvres

Je dis la face tournée vers le fleuve
Et ce jour ne m'appartient pas
Si je n'ai pas nommé tous veux que j'aime.

[...]

11

Dans la vallée odorante et précise
On parlait de proches naissances

L'aile d'une hirondelle incline ma mémoire

Dire est jeter des ponts parmi les hommes
Et je vis dans le jour le plus familier

La souffrance m'engage à vivre
Les autres m'obligent d'espérer.

12

Temps augure la très verte prunelle
Je sème dans ma bouche le pain nécessaire
Je plante un mot sous chaque pierre
Ma main entraîne le terrestre événement
La mer chante au creux de ma main

J'inventerai un merveilleux voyage
J'annulerai les hasards de ma mort

Désarmé je m'endors contre la terre
Une lumière à l'abri dans mes paumes.

LAPOINTE, Gatien, Ode au Saint-Laurent précédée de J'appartiens à la terre, Trois-Rivières, Éditions du Zéphyr, 1985, 98p.

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2011-06-16T19:45:00+02:00

Gatien Lapointe Du sol à la première branche (extrait)

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Du sol à la première branche (extrait)
[...]

*
* *

Homme j'oscille d'une rive à l'autre
Et je me blesse et je m'émerveille à jamais

J'écoute le travail patient du temps

J'ajuste à mes yeux chaque énigme
Je prends dans le mien tous les noms du monde
J'apprivoise la soudaine merveille
Je ne puis qu'imiter le vol brisé d'une aile.

*
* *

Je continue pour voir plus juste et plus haut
J'avance pour ne pas mourir.

*
* *

Maison qui soutient toutes les saisons
Et rivière d'un même amour qui passe
Je dis le détail nécessaire
J'épelle la nuance irremplaçable

Consentirai-je à l'ombre qui me porte
M'inventerai-je un seul visage heureux

J'ai toujours un goût de sang dans la bouche
Et le songe très clair remplit mes champs de fleurs
Un arbre me sourit au cœur de tout orage
Au plus obscur du fleuve un ami me fait signe

Je ne peux pas m'empêcher d'espérer
Je ne peux accepter les armes de la haine.

*
* *

[...]

LAPOINTE, Gatien, Ode au Saint-Laurent précédée de J'appartiens à la terre, Trois-Rivières, Éditions du Zéphyr, 1985, 98p.

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2011-06-16T19:45:00+02:00

Gatien Lapointe Du sol à la première branche (extrait)

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Du sol à la première branche (extrait)
[...]

*
* *

Homme j'oscille d'une rive à l'autre
Et je me blesse et je m'émerveille à jamais

J'écoute le travail patient du temps

J'ajuste à mes yeux chaque énigme
Je prends dans le mien tous les noms du monde
J'apprivoise la soudaine merveille
Je ne puis qu'imiter le vol brisé d'une aile.

*
* *

Je continue pour voir plus juste et plus haut
J'avance pour ne pas mourir.

*
* *

Maison qui soutient toutes les saisons
Et rivière d'un même amour qui passe
Je dis le détail nécessaire
J'épelle la nuance irremplaçable

Consentirai-je à l'ombre qui me porte
M'inventerai-je un seul visage heureux

J'ai toujours un goût de sang dans la bouche
Et le songe très clair remplit mes champs de fleurs
Un arbre me sourit au cœur de tout orage
Au plus obscur du fleuve un ami me fait signe

Je ne peux pas m'empêcher d'espérer
Je ne peux accepter les armes de la haine.

*
* *

[...]

LAPOINTE, Gatien, Ode au Saint-Laurent précédée de J'appartiens à la terre, Trois-Rivières, Éditions du Zéphyr, 1985, 98p.

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2011-06-16T19:44:00+02:00

Gatien Lapointe Ce rire de la mer

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Ce rire de la mer


Chaleur ou mensonge des paroles
Les destinées cherchent le coeur ému
De l'amour
Et les demeures sont vides
Sur les bleus alcools
Soifs brutales asséchant les ruines du ciel
Les anges pleurent
L'agonie des lampions et le soir dénudé
Saigne sur la chair musicale des lys

Ce rire de la mer qui lisse sans fin
Ma chevelure.

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2011-06-16T19:44:00+02:00

Gatien Lapointe Ce rire de la mer

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Ce rire de la mer


Chaleur ou mensonge des paroles
Les destinées cherchent le coeur ému
De l'amour
Et les demeures sont vides
Sur les bleus alcools
Soifs brutales asséchant les ruines du ciel
Les anges pleurent
L'agonie des lampions et le soir dénudé
Saigne sur la chair musicale des lys

Ce rire de la mer qui lisse sans fin
Ma chevelure.

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2011-06-16T19:43:00+02:00

Gatien Lapointe Marine

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Marine


Au creux des vagues s'endormir
Les yeux pleins de ciel pleins de chaleur

La mer s'encombre de navires
Murmurant à la dérive
Des musiques mélancoliques
Au rythme de nos désirs

Et l'âme est là
Qui cherche en vain
De gouverner ses faims mystérieuses
À travers des songes confus

Des soleils qui s'embrouillent dans l'eau
Loin du ciel et loin du jour.

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2011-06-16T19:43:00+02:00

Gatien Lapointe Marine

Publié par Stéphanie
Gatien Lapointe
Marine


Au creux des vagues s'endormir
Les yeux pleins de ciel pleins de chaleur

La mer s'encombre de navires
Murmurant à la dérive
Des musiques mélancoliques
Au rythme de nos désirs

Et l'âme est là
Qui cherche en vain
De gouverner ses faims mystérieuses
À travers des songes confus

Des soleils qui s'embrouillent dans l'eau
Loin du ciel et loin du jour.

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